11/07/2019

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La tribu des désormais, tome 1

Elias ne connait rien du monde. Juste son île et encore... seulement la moitié, celle qui est du bon côté du mur de ronces. Un roncier immense, infranchissable. De l'autre côté, personne n'y va, à cause des monstres, de la catastrophe et des dangers. Mais quand Elias commet l'irréparable, il est banni au-delà du mur. Le voilà projeté dans un autre monde où les règles ne sont plus les mêmes et la réalité pleine de mystères. Après Des poings dans le ventre, prix de la pépite du roman à Montreuil, Benjamin Desmares signe le premier tome d'un diptyque sombre et haletant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à babelio pour sa masse critique et aux éditions Rouerge pour l'envoi de ce livre.

 

 

 

 

 

 

Mon avis: 

 

Moi qui me croyais dans de la fantasy, qu'elle n'a pas été ma surprise en découvrant un tout autre genre. De ceux en plus que j'adore.
 

L'histoire:

 

Elias vit sur son île en marge du village d'à côté. Son père a toujours vécu dans une petite maison éloignée de toute vie humaine. Elias subit un peu cet isolement mais ne s'en plaint pas vraiment quand il voit la barbarie de ses congénères.

Jusqu'au jour où il va venir en aide à un Monstre, ces étrangers venus de l'autre côté de la haie de ronces... Il va à son tour découvrir ce qui se passe de l'autre côté de l'île suite à son bannissement.

Je n'ai pas tout de suite été dans l'histoire. Le début a été assez poussif; la faute sans doute à ma lecture dans les transports et au gentil groupe de personnes qui ont déconcentré le wagon entier avec leur conversation hautement intellectuelle... merci à eux!

Bref, mon immersion dans cet univers n'a pas été totale et j'avoue qu'avant qu'Elias ne traverse le mur de ronces, je n'étais pas vraiment emballé.

Mon avis change complètement lorsque l'on découvre les Monstres et leur vie de l'autre côté de l'île. A partir de là, plus moyen de lâcher ce livre. J'avais envie d'en apprendre toujours plus. Si l'explication du pourquoi et du comment de l'existence des Monstres m'est rapidement apparu, j'ai aimé en savoir plus sur la Catastrophe et toutes ses retombées.


Ce récit nous alerte sur des dangers bien réels de notre monde. Son côté écologique ne m'a pas échappé. Suite à la Catastrophe, la Nature a changé de forme et elle se protège contre ceux qui lui ont infligé ça. Les Rochers peuvent vous avaler, les poissons ont triplé de taille, les choucas parlent... Le monde s'est transformé.

 

L'île est coupée en deux. Ceux qui ont oublié continuent leur vie sans repensant au passé. Ils chassent (littéralement) tout ceux qui pourraient les mettre en danger et leur rappeler leur lâcheté et leur faiblesse.
Et il y a les Monstres qui gardent la mémoire de la Catastrophe. Bien plus humains, malgré leur aspect difforme, que ne le seront jamais les êtres sains de l'autre côté des ronces.

Comme toujours on peut faire un parallèle entre deux peuples qui ont pourtant vécu la même Catastrophe mais n'ont pas réagit de la même manière. Il y a le côté terre à terre et survivaliste de ceux qui vivent dans l'illusion et le déni et le coté fantastique de ceux qui n'ont pas oublié et sont confrontés à des choses inexplicables.

La peur de l'inconnu (à cause de leur absence de mémoire) pousse les êtres sains à des mesures extrêmes. Tandis que ceux qui possèdent le souvenir sont aussi sans cesse tenter de se tourner vers leur ennemi. Répulsion, et curiosité sont toujours en opposition. 

 

Les personnages:

 

Elias n'est pas le héro par excellence. Un peu peureux, toujours assez protégé, il se retrouve du jour au lendemain confronté à la réalité de son monde. Sans cesse laissé dans l'ignorance, il se prend en pleine face la vérité et les atrocités qui ont cours à à peine quelques mètres de lui. 

Le courage dont il fait preuve n'est pas automatique. Il doit vraiment lutter contre son caractère plutôt lâche. Il est tout en nuance et j'ai aimé voir ses failles.
Silke est tout à l'opposé de Elias. Terriblement en colère, farouche et déterminée, elle se laisse guider par la haine. Difficile de la faire changer d'avis mais c'est sans compter sur le doux et attendrissant Colas qui arrive à arrondir les angles et est vraiment le médiateur dans ce trio de personnage. 

Les personnalités s'équilibrent à la perfection et crée une certaine dynamique très intéressante. 

 

Le style:

 

Simple, épuré mais finalement addictif. Ce récit est très bien construit. On apprend au fur et à mesure l'histoire de cette île particulière et des horreurs qui s'y sont passé.

On a une large dichotomie entre les deux peuples et il sera intéressant de voir par la suite la tournure que pourra prendre cette histoire. 

 

Passé le premier tiers du roman, j'ai été happé par cette histoire. Du post-apo s'est finalement glissé dans ce récit pour mon plus grand bonheur. Entre la fable écologique et la réflexion sur le rejet et la peur de la différence, nous sommes dans un récit d'une grande richesse. A découvrir pour son côté décalé. 

16/20

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